La Réserve Naturelle se caractérise par une activité scientifique intense, qui n'a jamais fléchi depuis 1984.

Grâce à la proximité des Universités de Savoie, de Grenoble I et de Lyon I et des naturalistes locaux qui s'investissent sans relâche.

 

La Réserve Naturelle bénéficie d'un conseil scientifique depuis 1989, qui réunit une quinzaine de membres actifs deux fois par an. La connaissance du patrimoine naturel est indispensable à sa conservation. Connaître, protéger, faire découvrir !

Bilan des travaux scientifiques :

  • trois thèses de 3ème cycle ont été soutenues : végétation (Majchrzak,1992), champignons (Moreau, 2002) et papillons Maculinea (Rozier, 1999) ;
  • une thèse vétérinaire (Baillet-Dupin, 1999) ;
  • une centaine de rapports scientifiques de stagiaires ou internes ;
  • une trentaine d'articles scientifiques ont été rédigés ;
  • des partenariats pour les études ont été développés avec les Universités de Lyon I et Lyon II, de Savoie (Technolac), de Grenoble I, de Clermont-Ferrand, avec le Muséum d'Histoire Naturelle de Lyon, le Muséum d'Histoire Naturelle de Genève, avec des associations naturalistes (Société Linnéenne de Lyon, GRPLS Sympetrum, CORA, FRAPNA) et avec de nombreux naturalistes individuels ;
  • la réserve a fait partie du Programme d'Etude et de Recherche sur les Tourbières de Rhône-Alpes en 2002-2005 ;
  • elle participe au suivi national STOC oiseaux, au programme d'étude des passereaux paludicoles du CRBPO, à l'Observatoire de l'avifaune des prairies de fauche (ONCFS), au programme national de suivi des Rhopalocères (RNF), au programme national de suivi des amphibiens (SHF-RNF), au programme Phénoclim de suivi de l'impact du réchauffement climatique sur la végétation, au programme national d'étude du Liparis de Loesel (CBNA).

Travaux scientifiques en action

 

Après la collecte des spécimens sur le terrain, il faut trier, identifier et conserver des milliers d’échantillons.
Récolte des spécimens d’invertébrés capturés à l’aide d’une tente Malaise. Prairies hygrophiles sur tourbe, 2008-2011.
Une étude démographique de micromammifères nécessite de mesurer, de peser et de marquer les individus capturés ; ils sont relâchés ensuite (ici un rat des moissons). Roselière de la réserve Sud, septembre 2010.
Le suivi de la nappe phréatique se fait à l’aide de sondes automatiques qui enregistrent les variations de niveau en continu. Les données sont récupérées sur le terrain avec un ordinateur portable, ou télétransmises directement au siège du gestionnaire.
En 2011, des scientifiques de plusieurs disciplines se sont hissés en haut de la canopée de la forêt alluviale, grâce à des techniques d’accrobranche. Ils en ont rapporté une moisson d’échantillons, avec des insectes très rares qui ne vivent qu’en haut des frondaisons. Chênaie-frênaie, le Molotay.
L’étude des insectes nécessite un matériel spécifique : ici, un piège PolytrapTM pour capturer les coléoptères saproxylophages, sous le quel est fixé un bac coloré jaune qui attire les diptères et les hyménoptères. Ces pièges seront montés à 16 mètres de hauteur grâce à des cordes. Chênaie-frênaie, le Molotay, 2011.
Inventaire de la faune piscicole du ruisseau des Rousses : pêche électrique réalisée par l’ONEMA et la Fédération de pêche de l’Ain (2004).
Un drap blanc éclairé par une lampe à mercure est un bon moyen d’attirer les insectes de la nuit… mais aussi les chauves-souris qui s’en nourrissent ! Prairies hygrophiles, juin 2004.
Une tente Malaise. Impossible d’y dormir, mais très efficace pour piéger les insectes volants. Prairies hygrophiles sur tourbe, 2008-2011.
Station de mesure des températures à différentes hauteurs : - 5 cm sous le sol, au niveau du sol, + 50 cm et + 2 m. Communal de Ceyzérieu, 2012.
Elevage des chenilles de papillons Maculinea au laboratoire pour identifier l’espèce de fourmi-hôte. Etude Rozier, 2000.