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Prairie
en début d'embroussaillement
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Le
patrimoine biologique du marais de Lavours
est hérité des pratiques agricoles
ancestrales.
Or, la déprise agricole a conduit à
la désertion du marais et à
sa colonisation par l'Aulne glutineux, la
Bourdaine et le Saule cendré, menaçant
les prairies de disparition.
Par
ailleurs, les cultures de maïs et de
peuplier, qui se développent autour
du site dès 1960, sont de grandes
consommatrices d'eau. Les aménagements
hydroélectriques effectués
sur le Rhône modifient aussi l'alimentation
en eau du marais. Les habitats les plus
remarquables (prairies hygrophiles, prairies
à Marisque) et les espèces
qui leur sont inféodées sont
aussi les plus sensibles à cette
altération du fonctionnement hydraulique.
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La
forêt s'installe
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Le
seul statut de réserve naturelle
ne résout pas le problème
d'alimentation en eau du marais, ni celui
de l'évolution globale de la végétation.
Sans
intervention (fauchage, pâturage),
le boisement du marais est inéluctable.
Aucun retour en arrière n'est possible
spontanément. Néanmoins, ce
système hautement dépendant
de l'homme a permis l'installation et le
maintien d'espèces et d'habitats
à très forte valeur patrimoniale.
Il
ne s'agit pas de créer de nouveaux
habitats qui n'auraient jamais existé
dans le marais, mais bien d'entretenir,
de favoriser, de recréer les habitats
traditionnels, dans le but de maintenir
une certaine biodiversité, liée
à ce type de marais.
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