plan du site de la réserve naturelle
Entente interdépartementale pour la démoustication
Maison du marais
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Historique du pastoralisme dans le marais
La grange de l'abbaye de Hautecombe
à Lavours

C'est au 12ème siècle, avec l'installation des moines cisterciens de l'Abbaye de Hautecombe, que le marais de Lavours acquiert sa vocation pastorale.

Les meilleures prairies se trouvent sur les sols argileux et limoneux ; riches en plantes fourragères, elles sont utilisées pour fournir le foin de cheval, en attendant la fenaison plus tardive des prairies situées sur les montagnes voisines. Les
"prés-marai" des terrains tourbeux fournissent un foin de mauvaise qualité, appelée "blache", qui sert de litière pour les bêtes et pour pailler les vignes. La tradition pastorale est d'abord ovine, puis l'élevage des chevaux et des mulets prend le relai au 17ème siècle, lorsque les déplacements s'intensifient entre les provinces. La "prairie de Lavours" est un centre d'élevage renommé au temps d'Henri IV.

Plan de partage établi par le géomètre et instituteur à Lavours,
M. BURDALLET (20 Août 1861)

Après la Révolution Française, les conseils municipaux codifient de façon stricte la gestion du marais : le pâturage est interdit à partir de mai dans les zones où la blache est fauchée, en général fin juillet, puis les prairies servent de vaine pâture aux bêtes. Les chevaux demeurent encore très nombreux dans le marais (plusieurs centaines). Puis la guerre de 1914-18 marque le début du déclin de l'élevage et de l'abandon des prairies. La seconde guerre accentue encore le phénomène et le marais commence à s'embroussailler.

En 1987, le gestionnaire de la réserve naturelle décide de renouer avec cette tradition pastorale. Il acquiert un troupeau de bovins Highland et de chevaux Camargue, et relance le pâturage dans les terrains communaux de Béon et de Ceyzérieu.